La FNPF rejoint l’alliance européenne des pêcheurs de loisir
Membre de l’European Anglers Alliance depuis le 12 septembre 2026, la FNPF veut porter à Bruxelles les dossiers de la pêche de loisir française.
La pêche de loisir française vient de gagner un relais direct auprès des institutions de l’Union européenne. Depuis le 12 septembre 2026, la FNPF, Fédération nationale de la pêche en France, qui œuvre aussi à la protection du milieu aquatique, est membre à part entière de l’European Anglers Alliance (EAA), un regroupement d’organisations nationales qui parle au nom des pêcheurs de loisir du continent.
En bref
- D’après peche.com , l’adhésion a été formalisée en Irlande, à Cork, pendant l’assemblée générale annuelle de l’alliance.
- Son président, Claude Roustan, voit dans ce rapprochement un moyen, pour les organismes nationaux de pêche en Europe, de porter ensemble les intérêts des pêcheurs de loisir.
- Pour les pêcheurs français, le message est néanmoins clair : leurs représentants disposent désormais d’une place à la table où se discutent plusieurs dossiers qui les concernent directement.
Une entrée officialisée à Cork
D’après peche.com, l’adhésion a été formalisée en Irlande, à Cork, pendant l’assemblée générale annuelle de l’alliance. La FNPF y a donc pris place au moment même où les membres se réunissent pour fixer leurs orientations communes, ce qui donne à cette arrivée une portée symbolique autant que pratique.
L’EAA existe depuis 1994 et son siège est situé à Bruxelles. Elle réunit aujourd’hui treize pays, parmi lesquels la Suisse, la Suède, les Pays-Bas, l’Irlande, le Danemark, l’Autriche, l’Angleterre et l’Allemagne, avec la France désormais dans la liste. Les deux sources consultées indiquent qu’elle représente 25 millions de pêcheurs de loisir en Europe.
Une présence permanente auprès des institutions
L’intérêt de cette structure tient à sa position géographique et institutionnelle. L’alliance est présente en permanence à Bruxelles et intervient auprès du Parlement européen comme de la Commission européenne. Les décisions qui touchent à l’eau, à la biodiversité ou aux stocks de poissons se construisent de plus en plus à cette échelle, et les pêcheurs ont tout intérêt à y être entendus avant que les textes ne soient figés.
Les sujets suivis par l’EAA donnent une idée de son terrain d’action :
- la défense de la directive-cadre sur l’eau, qui fixe un cadre européen à la qualité des milieux aquatiques ;
- le texte européen consacré à la restauration de la nature ;
- le passage à des substituts sans plomb pour le matériel de pêche ;
- la gestion durable des stocks de poissons, avec l’anguille citée comme exemple.
Chacun de ces dossiers peut modifier concrètement les pratiques de ceux qui pêchent au bord de l’eau, qu’il s’agisse du matériel utilisé, de l’état des rivières ou de l’avenir de certaines espèces.
Ce que la fédération française vient chercher
Selon peche.com, l’adhésion doit permettre à la FNPF de travailler avec les autres organisations nationales pour promouvoir et défendre la pêche de loisir auprès des instances européennes. La fédération insiste sur le poids de ses adhérents : elle entend mieux représenter les 1,5 million de pêcheurs français et faire entendre leurs préoccupations lorsque des décisions peuvent avoir un effet sur leurs pratiques ou sur les milieux aquatiques.
Son président, Claude Roustan, voit dans ce rapprochement un moyen, pour les organismes nationaux de pêche en Europe, de porter ensemble les intérêts des pêcheurs de loisir. La FNPF précise qu’elle mettra au service de l’EAA le savoir-faire et le vécu de son réseau en France. Le site peche-poissons.com présente de son côté cette entrée comme un cadre supplémentaire pour obtenir des avancées concrètes, au bénéfice des pêcheurs français et de la protection des milieux aquatiques.
Les quatre dossiers français mis en avant
La fédération a déjà identifié des priorités qu’elle souhaite relayer à Bruxelles. Elle cite en premier lieu la préservation des poissons migrateurs, dont le sort dépend de cours d’eau parcourus sur de longues distances et donc de règles coordonnées entre pays. Elle évoque ensuite la prédation exercée par les grands cormorans.
Les deux autres thèmes sont les conséquences du réchauffement climatique sur les cours d’eau et l’évolution de la réglementation de la pêche. Pris ensemble, ces quatre sujets décrivent les inquiétudes d’un monde de la pêche qui voit les conditions de ses rivières changer et qui veut peser sur les règles à venir.
Ce que l’on peut en attendre
À ce stade, l’adhésion ouvre un canal de représentation, pas un résultat. Les sources présentent l’intention de la FNPF et le fonctionnement de l’EAA, mais elles ne détaillent pas de position commune ni de calendrier d’actions. Il faudra donc suivre les prochaines prises de parole de l’alliance et de la fédération pour mesurer ce que cette présence change réellement sur les textes européens qui concernent l’eau, la nature et la pêche de loisir.
Pour les pêcheurs français, le message est néanmoins clair : leurs représentants disposent désormais d’une place à la table où se discutent plusieurs dossiers qui les concernent directement.
Photo à la une. Source : Wikimedia Commons. Photographe : Wikipedro. Licence : CC BY-SA 4.0.
