Sur fonds rocheux, le leurre poulpe descend puis remonte en ascenseur

Venue du Japon, cette pêche verticale au leurre poulpe demande un matériel précis, une canne souple et des gestes mesurés pour travailler les fonds accidentés.

Yoann Kerboul Par Yoann Kerboul
3 min de lecture
Sur fonds rocheux, le leurre poulpe descend puis remonte en ascenseur
Deux pêcheurs à la canne sur un petit bateau, au crépuscule, sur une mer calme.

En bref

  • Le madaï vise le pagre, le denti et d’autres poissons vivant près du fond.
  • Le leurre Tai-ruba imite un petit poulpe avec une jupe en silicone.
  • La pêche est verticale : descente, mouvements doux, remontée en ascenseur.
  • Zones rocheuses, fonds accidentés et mer calme sont à privilégier.

Au Japon, le mot « madaï » renvoie au pagre, poisson emblématique. La technique qui porte ce nom ne se limite pourtant pas à lui : elle s’adresse à toute une variété de poissons benthiques, c’est-à-dire vivant près du fond, comme le denti. D’après peche.com, il s’agit d’une méthode traditionnelle originaire du Japon, qui séduit les pêcheurs en quête de techniques subtiles.

Son intérêt est double. Elle sollicite moins physiquement que le jigging lourd, ce qui la met à la portée des pêcheurs de tout niveau, selon l’auteur de l’article. Elle est aussi décrite comme particulièrement efficace en eaux profondes, là où d’autres approches pourraient échouer, et elle se démarque face à des poissons accoutumés à croiser des leurres de type jig. Quant à sa facilité, elle relève de l’appréciation de l’auteur.

Un leurre qui imite le poulpe

Les leurres employés se nomment « Tai-ruba » au Japon. Ils reproduisent de petits poulpes grâce à une tête plombée, des hameçons assistés et une jupe en silicone colorée. Le mouvement et l’aspect de ces éléments sont pensés pour attirer les poissons en copiant des proies naturelles. Avec le courant et les tirées du pêcheur, la jupe se gonfle et se plie comme les bras d’un poulpe.

20 à 300 gpoids des leurres madaï, parfois bien davantage
150 à 200 mprofondeurs atteignables avec ces modèles

Les modèles varient selon les conditions de pêche et les espèces ciblées, et la gamme de poids permet d’adapter le leurre à la profondeur visée. Pour les grandes profondeurs, l’auteur voit dans le rouge un incontournable et recommande aussi d’essayer les modèles phosphorescents. Il s’agit de son choix personnel. Il juge par ailleurs les hameçons assistés et les jupes essentiels au succès de la technique, leur mouvement attirant les poissons.

Pêcheur vu de dos et de haut, debout sur des rochers au bord de la mer, qui tient une canne à pêche face aux vagues.
Un pêcheur tient sa canne depuis des rochers battus par les vagues. Photo : Nrlh Semiz / Pexels

Canne et ligne : le matériel conseillé

Le matériel idéal repose sur des cannes légères et sensibles, généralement associées à des moulinets robustes.

Élément Conseil
Canne Modèle « spécial tenya » à scion très souple, jugé idéal
Canne, pêche plus musclée Canne « slow jigging »
Ligne Tresse, la plus fine possible selon la taille des poissons visés

Le choix de la tresse fine a une raison pratique : elle offre moins de prise au courant, et le leurre est mieux présenté au poisson.

Les gestes de la pêche verticale

La technique est avant tout verticale. Elle se déroule en trois temps :

  1. Laisser descendre le leurre jusqu’à la profondeur souhaitée.
  2. Animer la canne par des mouvements doux et réguliers, qui évoquent une proie blessée et attirent les poissons.
  3. Remonter en « ascenseur », une manière de faire venir les poissons les plus craintifs.

L’ensemble réclame une approche méthodique et patiente. Bien présenter le leurre est jugé crucial par l’auteur, comme pour beaucoup d’autres techniques de pêche.

Choisir le terrain et la mer

Les zones rocheuses et les fonds accidentés sont à privilégier, car les poissons benthiques y sont abondants. Ce sont donc les secteurs à repérer en priorité avant de mettre le leurre à l’eau.

Côté météo, lorsque la mer est calme, le pêcheur garde plus aisément la maîtrise de son leurre, ce qui améliore les chances de captures. Le confort de la sortie en bénéficie également.

Photo : Roberto59 / Pexels

Yoann Kerboul

Technique, poissons, matériel et environnement

Yoann Kerboul

Yoann Kerboul pêche en mer et en kayak depuis ses quinze ans, d'abord sur la côte nord du Finistère, aujourd'hui entre Brest et Roscoff. Pour Maxi Pêche, il écrit sur les sorties du quotidien : pêche en kayak, en bateau, au coup ou au feeder, sécurité et préparation. Il ne part jamais sans avoir regardé les coefficients de marée. Il répare lui-même ses vieux moulinets, avec plus d'enthousiasme que de réussite.